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Première formation en cours :)
 Préparer un set pour une performance live et pour jammer  pour les suivantes nhésitez pas à vous inscrire ici : studio@freeform.fr !
avec Bilal Dakrew
Attention, les places des formations partent vite! 

Mardi 14 Mai 14H30: Préparer un set pour une performance live et pour jammer en liberté. Complet !  

 Informations : 
Bilal [DA KREW] met 15 ans d’expériences sur Ableton Live et les contrôleurs MIDI au service du public désireux de développer le jeu live, la jam session, la programmation sur Max For Live, les contrôleurs Diy et autres astuces ludiques.

Prérequis : Pratiquer le live et avoir quelques notions d’Ableton.

Renseignements et inscriptions: 05 32 02 15 86 ou par mail contact@freeform.fr

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Mathias Cottard Thibaut Ballasi Alan Bickert

Louis Garel

Tom Cozic A'kablé Dmt

Yo Shi

Erwan Seveno

Estelle Simone Poncet

Vincent Delort 😉

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LIVER EN LIBERTÉ – Sessions de formation son

En collaboration avec Bilal [DA KREW], Freeform lance une série de formation à l’attention des livers de la scène électro. L’objectif de ces sessions ? Vous aider à gagner de la liberté et de la créativité quand vous jouez devant un public ! Configuration des contrôleurs avec Ableton, création d’interfaces personnalisées à partir de manettes de jeu ou finger drumming, tout ce dont vous avez besoin pour vous sentir libre sur scène !

1 session de 4 heures tous les mois / 15 € par formation avec adhésion à l’asso comprise / Limité à 5 participants @L’infrabase, le studio de Freeform à Toulouse !

Le calendrier :

Mardi 14 Mai 14H30: Préparer un set pour une performance live et pour jammer en liberté.

Mercredi 12 Juin 14H30: Utilisation du groove et autres techniques pour sortir des grilles rythmiques classiques.

Mardi 02 Juillet 14H30: Humaniser sa composition.

Mardi 10 Septembre 14H30: Atelier Finger Drumming pour controleurs à pads.

Mardi 8 Octobre: Utiliser des contrôleurs de jeu ou DIY pour contrôler Ableton et hacking de manettes de jeu.

Mardi 12 novembre: Perfectionnement Ableton Live (Racks, Chains et autres astuces).

Mardi 10 décembre: Initiation MaxForLive (découverte de l’environnement de programmation et création de plugs-ins).

Bilal [DA KREW] met 15 ans d’expériences sur Ableton Live et les contrôleurs MIDI au service du public désireux de développer le jeu live, la jam session, la programmation sur Max For Live, les contrôleurs Diy et autres astuces ludiques.

Prérequis : Pratiquer le live et avoir quelques notions d’Ableton.

Renseignements et inscriptions: 05 32 02 15 86 ou par mail contact@freeform.fr

38 rue des anges, 31200 Toulouse.

Crédit photos lamachineareves.net
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3 semaines

LIVER EN LIBERTÉ – Sessions de formation son

En collaboration avec Bilal [DA KREW], Freeform lance une série de formation à l’attention des livers de la scène électro. L’objectif de ces sessions ? Vous aider à gagner de la liberté et de la créativité quand vous jouez devant un public ! Configuration des contrôleurs avec Ableton, création d’interfaces personnalisées à partir de manettes de jeu ou finger drumming, tout ce dont vous avez besoin pour vous sentir libre sur scène !

1 session de 4 heures tous les mois / 15 € par formation avec adhésion à l’asso comprise / Limité à 5 participants @L’infrabase, le studio de Freeform à Toulouse !

Le calendrier :

Mardi 14 Mai 14H30: Préparer un set pour une performance live et pour jammer en liberté.

Mercredi 12 Juin 14H30: Utilisation du groove et autres techniques pour sortir des grilles rythmiques classiques.

Mardi 02 Juillet 14H30: Humaniser sa composition.

Mardi 10 Septembre 14H30: Atelier Finger Drumming pour controleurs à pads.

Mardi 8 Octobre: Utiliser des contrôleurs de jeu ou DIY pour contrôler Ableton et hacking de manettes de jeu.

Mardi 12 novembre: Perfectionnement Ableton Live (Racks, Chains et autres astuces).

Mardi 10 décembre: Initiation MaxForLive (découverte de l’environnement de programmation et création de plugs-ins).

Bilal [DA KREW] met 15 ans d’expériences sur Ableton Live et les contrôleurs MIDI au service du public désireux de développer le jeu live, la jam session, la programmation sur Max For Live, les contrôleurs Diy et autres astuces ludiques.

Prérequis : Pratiquer le live et avoir quelques notions d’Ableton.

Renseignements et inscriptions: 05 32 02 15 86 ou par mail contact@freeform.fr

38 rue des anges, 31200 Toulouse.

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Bilal Dakrew

Theo le Douarin

1ER MAI ET AUTRES TEKNIVALS FRANÇAIS, RETOUR SUR 26 ANNÉES DE FÊTES DEVENUES UN ENJEU POLITIQUE.

Depuis l’abandon de la « doctrine Sarkozy » en matière de gestion des teknivals en 2016 par le ministère de l’Intérieur, le rôle de médiation d’une association comme Freeform est progressivement devenu obsolète sur cette manifestation d'ampleur nationale. Cependant, avec pour certains d’entre nous près de 25 ans d’implication dans cette mission de médiation entre les sons et les autorités, nous tentons de remettre les éléments en perspective sur le temps long.

Retour sur 26 ans de teknivals français et de l’évolution des enjeux politiques qu’ils ont pu porter.

1993 – 1998 : les années d’insouciance

Les premières éditions du teknival correspondent à l’émergence d’un mouvement free party français tout feu tout flamme, un peu fou et utopique, importé d’Angleterre par des collectifs impliqués à la fois musicalement et politiquement tels que les Spiral Tribe, UFO, Vox populi, Bedlam… Leur vision rencontre vite un écho auprès des jeunes français. De nombreux sound systems se forment, les rejoignent et prennent en main l’organisation de ces fêtes. Si le nombre de participants reste limité, les rassemblements durent parfois 8 jours non-stop et sont fréquentés par un public d’initiés : travellers, tribes françaises et européennes fortement impliquées dans cette culture émergente et le mode de vie qui va avec. Bien que non déclarés, les teknivals ne posent pas de problèmes majeurs aux autorités et se déroulent avec une tolérance relative.

98-2002 : La montée en puissance

Sur cette période, les teknivals se multiplient et la fréquentation augmente. Ces fêtes, en devenant plus populaires, deviennent aussi un enjeu d’ordre public. Choix de sites hasardeux, difficultés à gérer l’afflux d’un public de plus en plus nombreux et moins conscientisé. L’image des teknivals se dégrade rapidement. Alors que les free aussi se multiplient sur le territoire, une loi vient tenter de mettre un coup d’arrêt à l’expansion du mouvement, c’est « l’amendement Marianni » qui donne un outil radical aux forces de l’ordre pour stopper ces fêtes : la saisie du matériel.

2002-2011 : Massification, structuration et doctrine Sarkozy.

L’opposition à la nouvelle loi pousse à les sound systems à se structurer, des collectifs nationaux et régionaux voient le jour. Le teknival du Col de l’Arche, coup « politique » des sound systems, oblige les pouvoirs publics à commencer le dialogue avec leurs représentants informels. Le ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy prend le dossier en main personnellement et sur quelques années, une sorte de deal est passé entre les collectifs et le gouvernement. Les grands teknivals sont autorisés et co-organisés avec les sound systems en échange d’un assouplissement de la loi et d’une certaine tranquillité tout au long de l’année pour les simples free parties. Dans la même période, la médiatisation des teknivals entraine une fréquentation record qui culmine en 2006 à Chavannes ou plus de 80 000 personnes sont présentes.

Le teknival, en plus d’une fête, est devenu un véritable outil politique pour les sound systems, leur porte d’entrée au ministère de l’Intérieur pour parler de la réalité de leur mouvement tout au long de l’année. À part un accroc en 2009 qui voit le teknival du 1er mai rebasculer dans l’illégalité avec de nombreux incidents et d’encore plus nombreuses saisies de matériel, la plupart des éditions se déroulent légalement et regroupent des sound systems venus de toute l’Europe.

La « doctrine Sarkozy » : Du côté du gouvernement, on considère qu’il est plus simple d’accompagner les jeunes français dans leurs fêtes que de s’y opposer par la violence et sans grande efficacité. Une sorte d’équilibre s’établi jusqu’au début des années 2010, quitte à ce que le ministère de l’Intérieur force la main à quelques préfets peu motivés pour accueillir la fête dans leur département. Certains teknivals disparaissent (15 aout), d’autres (Trans’off, Teknival de Bretagne) sont transformés en initiatives innovantes comme les « multi-sons » dans l’ouest de la France qui proposent des alternatives légales à ces grands rassemblements. Sur le terrain les saisies sont très rares et les collectifs acceptent ces évolutions qui leur permettent de mieux préparer leurs fêtes et valoriser le côté culturel du mouvement. Des teknivals illégaux mais d’ampleur limitée ont toujours lieu et se déroulent généralement bien.

2012-2015 : la charnière

Progressivement après 2012, les relations entre force de l’ordre et sound systems se dégradent peu à peu sur le terrain. Le contexte de montée en puissance d’une vision beaucoup plus sécuritaire de l’ordre public motivée par la menace terroriste y participe grandement. L’explosion du nombre de sound systems et la multiplication des fêtes sur l’ensemble du territoire aussi, même si dans leur grande majorité, elles se déroulent sans incidents. Les saisies et affrontements entre forces de l’ordre et free parties se multiplient. La concertation laisse place au rapport de force, les manifestations légales sont progressivement abandonnées et seul le teknival du 1er mai crée encore un lien entre institutions et sound systems. Il se déroule sur des bases militaires réquisitionnées par l’état mais les saisies répétées font monter la contestation contre cet événement qui devient peu à peu déconnecté de la réalité du terrain. Si le public est toujours très nombreux à Laon-Couvron (2012) Cambrai (2013) ou Reims (2014), les teknivals illégaux font progressivement leur retour en réaction aux nombreuses saisies. Devant le constat de cette dégradation du dialogue, l’association Freeform est créée pour tenter de remettre en place une surface de concertation entre les collectifs et le gouvernement.

2016 : La rupture

Alors que les problèmes se multiplient, les sound systems réunis en collectifs régionaux décident de ne plus assumer leur part de l’accord tacite conclus avec les équipes de Nicolas Sarkozy. Du côté du ministère de l’Intérieur, le renouvellement des conseillers à fait oublier le travail qui avait mené à ce statut quo, certes en limite de la légalité, mais efficace sur le terrain. De part et d’autre, le pragmatisme laisse la place à une vision plus idéologique et les positions se radicalisent. Pour beaucoup de sound systems, il est illogique de participer à une fête autorisée une fois par an si tout au long de l’année la pression les empêche de s’exprimer. Ils demandent une évolution de la loi pour permettre à leur pratique d’exister de manière paisible et concertée sur l’ensemble du territoire.
Freeform s’implique à leur côté pour évoluer la situation mais sans succès. Deux années de suite, le teknivals du 1er mai dans la moitié nord et celui du 15 aout (dans le sud) ont lieu de manière illégale et rassemblement plusieurs dizaines de milliers de personnes. Du côté de l’état, si les ministères de la Jeunesse, de la Culture et de la Santé prônent le dialogue, l’Intérieur refuse toute évolution du cadre légal, bien que celle-ci soit aussi soutenue par des parlementaires. Un projet de modification du décret d’application de l’amendement Marianni est même préparé et discuté jusqu’au cabinet du premier ministre en 2016 mais le ministère de l’Intérieur reste sur ses positions et emporte l’arbitrage. Les teknivals de Salbris (1er mai 2016) et Pernay (1er mai 2017) dans le nord et ceux du 15 aout de 2015 et 2016 dans le sud ont lieu sans réaction particulière et réunissent plusieurs dizaines de milliers de participants. L’édition de 2017 du 15 aout se déroulant sur la réserve naturelle de la Crau près de Marseille montre les limites de ce type rassemblements quand ils ne sont pas organisés par des équipes expérimentées, que ce soit légalement ou illégalement.

1er mai 2018 : Tentative de reprise de dialogue par les collectifs.

Prenant acte du refus de faire évoluer la loi, les coordinations régionales et nationales des sound systems, reviennent une nouvelle fois autour de la table des négociations pour essayer de faire avec le cadre existant. Une grande réunion nationale est organisée avec l’ensemble des ministères concernés et les représentants des collectifs. Lors de cette réunion, un certain nombre de projets sont actés dont l’accompagnement à l’organisation de multi-sons légaux, des concertations locales pour les free parties et la possibilité d’organiser les teknivals dans des conditions convenant à tous.

Avec l’accord de la coordination nationale des sound systems, Freeform prépare un projet de teknival autofinancé en grande partie mais il ne peut aboutir car le ministère de l’Intérieur refuse de réquisitionner un site adapté, condition sine qua none de l’organisation d’une fête légale.

Nous devons donc jeter l’éponge. Une alternative contestataire est mise en place à la hâte et à lieu sur la commune de Marigny dans la Marne. Elle réunit plus de 60 000 personnes sur 3 jours sans incident majeur. Si le choix du site peut faire polémique, ce que nous regrettons le plus c’est le manque de courage politique qui fait que le ministère de l’Intérieur préfère laisser se faire une fête dans des conditions périlleuses plutôt que de s’engager fortement pour apporter des réponses positives aux initiatives responsables et sérieuses des collectifs. La même chose sera constatée tout au long de 2018 avec l’échec partiel de l’accompagnement des multisons que nous avons vécu.

1er mai 2019... ?

Annoncé depuis de longs mois, le teknival va probablement réunir plusieurs dizaines de milliers de personnes ce week-end. Un grand nombre de préfectures organisent des réunions de préparation et dépensent une énergie folle pour prendre des arrêtés anti-rassemblement sur le territoire, fermer des sites et mobiliser des forces de l’ordre tout en espérant que le teknival se déroulera sur le département du voisin. S’engage alors un concours de rejet de patate chaude interdépartemental d’ampleur nationale qui pourrait faire rire si les enjeux n’étaient pas si importants.

Alors, avant que se lance la grande machine du teknival pour la 26ième année consécutive, on a simplement envie de poser une nouvelle fois cette question aux pouvoirs publics: ne serait-il pas plus simple, moins cher et moins énergivore de faire une place à cette culture au lieu de la combattre et de creuser encore plus profondément le fossé entre la jeunesse et les institutions ?

Basic.
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3 semaines

1ER MAI ET AUTRES TEKNIVALS FRANÇAIS, RETOUR SUR 26 ANNÉES DE FÊTES DEVENUES UN ENJEU POLITIQUE.

Depuis l’abandon de la « doctrine Sarkozy » en matière de gestion des teknivals en 2016 par le ministère de l’Intérieur, le rôle de médiation d’une association comme Freeform est progressivement devenu obsolète sur cette manifestation dampleur nationale. Cependant, avec pour certains d’entre nous près de 25 ans d’implication dans cette mission de médiation entre les sons et les autorités, nous tentons de remettre les éléments en perspective sur le temps long. 

Retour sur 26 ans de teknivals français et de l’évolution des enjeux politiques qu’ils ont pu porter.
 
1993 – 1998 : les années d’insouciance

Les premières éditions du teknival correspondent à l’émergence d’un mouvement free party français tout feu tout flamme, un peu fou et utopique, importé d’Angleterre par des collectifs impliqués à la fois musicalement et politiquement tels que les Spiral Tribe, UFO, Vox populi, Bedlam… Leur vision rencontre vite un écho auprès des jeunes français. De nombreux sound systems se forment, les rejoignent et prennent en main l’organisation de ces fêtes. Si le nombre de participants reste limité, les rassemblements durent parfois 8 jours non-stop et sont fréquentés par un public d’initiés : travellers, tribes françaises et européennes fortement impliquées dans cette culture émergente et le mode de vie qui va avec. Bien que non déclarés, les teknivals ne posent pas de problèmes majeurs aux autorités et se déroulent avec une tolérance relative.

98-2002 : La montée en puissance

Sur cette période, les teknivals se multiplient et la fréquentation augmente. Ces fêtes, en devenant plus populaires, deviennent aussi un enjeu d’ordre public. Choix de sites hasardeux, difficultés à gérer l’afflux d’un public de plus en plus nombreux et moins conscientisé. L’image des teknivals se dégrade rapidement. Alors que les free aussi se multiplient sur le territoire, une loi vient tenter de mettre un coup d’arrêt à l’expansion du mouvement, c’est « l’amendement Marianni » qui donne un outil radical aux forces de l’ordre pour stopper ces fêtes : la saisie du matériel.

2002-2011 : Massification, structuration et doctrine Sarkozy.

L’opposition à la nouvelle loi pousse à les sound systems à se structurer, des collectifs nationaux et régionaux voient le jour. Le teknival du Col de l’Arche, coup « politique » des sound systems, oblige les pouvoirs publics à commencer le dialogue avec leurs représentants informels. Le ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy prend le dossier en main personnellement et sur quelques années, une sorte de deal est passé entre les collectifs et le gouvernement. Les grands teknivals sont autorisés et co-organisés avec les sound systems en échange d’un assouplissement de la loi et d’une certaine tranquillité tout au long de l’année pour les simples free parties. Dans la même période, la médiatisation des teknivals entraine une fréquentation record qui culmine en 2006 à Chavannes ou plus de 80 000 personnes sont présentes. 

Le teknival, en plus d’une fête, est devenu un véritable outil politique pour les sound systems, leur porte d’entrée au ministère de l’Intérieur pour parler de la réalité de leur mouvement tout au long de l’année. À part un accroc en 2009 qui voit le teknival du 1er mai rebasculer dans l’illégalité avec de nombreux incidents et d’encore plus nombreuses saisies de matériel, la plupart des éditions se déroulent légalement et regroupent des sound systems venus de toute l’Europe.

La « doctrine Sarkozy » : Du côté du gouvernement, on considère qu’il est plus simple d’accompagner les jeunes français dans leurs fêtes que de s’y opposer par la violence et sans grande efficacité. Une sorte d’équilibre s’établi jusqu’au début des années 2010, quitte à ce que le ministère de l’Intérieur force la main à quelques préfets peu motivés pour accueillir la fête dans leur département. Certains teknivals disparaissent (15 aout), d’autres (Trans’off, Teknival de Bretagne) sont transformés en initiatives innovantes comme les « multi-sons » dans l’ouest de la France qui proposent des alternatives légales à ces grands rassemblements. Sur le terrain les saisies sont très rares et les collectifs acceptent ces évolutions qui leur permettent de mieux préparer leurs fêtes et valoriser le côté culturel du mouvement. Des teknivals illégaux mais d’ampleur limitée ont toujours lieu et se déroulent généralement bien.

2012-2015 : la charnière

Progressivement après 2012, les relations entre force de l’ordre et sound systems se dégradent peu à peu sur le terrain. Le contexte de montée en puissance d’une vision beaucoup plus sécuritaire de l’ordre public motivée par la menace terroriste y participe grandement. L’explosion du nombre de sound systems et la multiplication des fêtes sur l’ensemble du territoire aussi, même si dans leur grande majorité, elles se déroulent sans incidents. Les saisies et affrontements entre forces de l’ordre et free parties se multiplient. La concertation laisse place au rapport de force, les manifestations légales sont progressivement abandonnées et seul le teknival du 1er  mai crée encore un lien entre institutions et sound systems. Il se déroule sur des bases militaires réquisitionnées par l’état mais les saisies répétées font monter la contestation contre cet événement qui devient peu à peu déconnecté de la réalité du terrain. Si le public est toujours très nombreux à Laon-Couvron (2012) Cambrai (2013) ou Reims (2014), les teknivals illégaux font progressivement leur retour en réaction aux nombreuses saisies. Devant le constat de cette dégradation du dialogue, l’association Freeform est créée pour tenter de remettre en place une surface de concertation entre les collectifs et le gouvernement. 

2016 : La rupture

Alors que les problèmes se multiplient, les sound systems réunis en collectifs régionaux décident de ne plus assumer leur part de l’accord tacite conclus avec les équipes de Nicolas Sarkozy. Du côté du ministère de l’Intérieur, le renouvellement des conseillers à fait oublier le travail qui avait mené à ce statut quo, certes en limite de la légalité, mais efficace sur le terrain. De part et d’autre, le pragmatisme laisse la place à une vision plus idéologique et les positions se radicalisent. Pour beaucoup de sound systems, il est illogique de participer à une fête autorisée une fois par an si tout au long de l’année la pression les empêche de s’exprimer. Ils demandent une évolution de la loi pour permettre à leur pratique d’exister de manière paisible et concertée sur l’ensemble du territoire. 
Freeform s’implique à leur côté pour évoluer la situation mais sans succès. Deux années de suite, le teknivals du 1er mai dans la moitié nord et celui du 15 aout (dans le sud) ont lieu de manière illégale et rassemblement plusieurs dizaines de milliers de personnes. Du côté de l’état, si les ministères de la Jeunesse, de la Culture et de la Santé prônent le dialogue, l’Intérieur refuse toute évolution du cadre légal, bien que celle-ci soit aussi soutenue par des parlementaires. Un projet de modification du décret d’application de l’amendement Marianni est même préparé et discuté jusqu’au cabinet du premier ministre en 2016 mais le ministère de l’Intérieur reste sur ses positions et emporte l’arbitrage. Les teknivals de Salbris (1er mai 2016) et Pernay (1er mai 2017) dans le nord et ceux du 15 aout de 2015 et 2016 dans le sud ont lieu sans réaction particulière et réunissent plusieurs dizaines de milliers de participants. L’édition de 2017 du 15 aout se déroulant sur la réserve naturelle de la Crau près de Marseille montre les limites de ce type rassemblements quand ils ne sont pas organisés par des équipes expérimentées, que ce soit légalement ou illégalement.

1er mai 2018 : Tentative de reprise de dialogue par les collectifs.

Prenant acte du refus de faire évoluer la loi, les coordinations régionales et nationales des sound systems, reviennent une nouvelle fois autour de la table des négociations pour essayer de faire avec le cadre existant. Une grande réunion nationale est organisée avec l’ensemble des ministères concernés et les représentants des collectifs. Lors de cette réunion, un certain nombre de projets sont actés dont l’accompagnement à l’organisation de multi-sons légaux, des concertations locales pour les free parties et la possibilité d’organiser les teknivals dans des conditions convenant à tous.

Avec l’accord de la coordination nationale des sound systems, Freeform prépare un projet de teknival autofinancé en grande partie mais il ne peut aboutir car le ministère de l’Intérieur refuse de réquisitionner un site adapté, condition sine qua none de l’organisation d’une fête légale.

Nous devons donc jeter l’éponge. Une alternative contestataire est mise en place à la hâte et à lieu sur la commune de Marigny dans la Marne. Elle réunit plus de 60 000 personnes sur 3 jours sans incident majeur. Si le choix du site peut faire polémique, ce que nous regrettons le plus c’est le manque de courage politique qui fait que le ministère de l’Intérieur préfère laisser se faire une fête dans des conditions périlleuses plutôt que de s’engager fortement pour apporter des réponses positives aux initiatives responsables et sérieuses des collectifs. La même chose sera constatée tout au long de 2018 avec l’échec partiel de l’accompagnement des multisons que nous avons vécu. 

1er mai 2019... ?

Annoncé depuis de longs mois, le teknival va probablement réunir plusieurs dizaines de milliers de personnes ce week-end. Un grand nombre de préfectures organisent des réunions de préparation et dépensent une énergie folle pour prendre des arrêtés anti-rassemblement sur le territoire, fermer des sites et mobiliser des forces de l’ordre tout en espérant que le teknival se déroulera sur le département du voisin. S’engage alors un concours de rejet de patate chaude interdépartemental d’ampleur nationale qui pourrait faire rire si les enjeux n’étaient pas si importants.

Alors, avant que se lance la grande machine du teknival pour la 26ième année consécutive, on a simplement envie de poser une nouvelle fois cette question aux pouvoirs publics: ne serait-il pas plus simple, moins cher et moins énergivore de faire une place à cette culture au lieu de la combattre et de creuser encore plus profondément le fossé entre la jeunesse et les institutions ?

Basic.

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Un peu de lecture pour les motivés !

Julien Nanou Pierre

Alizée Soutier

Rich Du Four

Full Support French Friends full Support French Tek

Louis Cognault

Joe Smith

...*entre la jeunesse et les institutions*..Perso j ai 38 piges...et je vais toujours en tawa et je crois pas être un cas isolé ....!!! 😁

Alain Willemet

Rima Ls

Maxence Brosseau lit ça 😱

Victor, parce que je ne te tag pas que sur de la merde 😉

Sympa le petit report

Beau travail! Full support

Teknival lieux

bon compte rendu merci !!!!! la suite ce week end et aprés donc .... merci aux sons et passionnés- ées de ne rien lacher .

Rima Ls

"S’engage alors un concours de rejet de patate chaude interdépartemental d’ampleur nationale qui pourrait faire rire si les enjeux n’étaient pas si importants." Cela ne fait aucun doute, vous savez mettre les mots justes sur la situation actuelle !

Très instructif merci

Très bon résumé objectif du début jusqu'à la fin ! J'émets juste un doute quand aux raisons de l'augmentation de la répression: le risque terroriste... A la rigueur une excuse mais pas une raison sérieuse...

Très instructif et très bien écrit

A lire jusqu’au bout RAVE ON!!!

Merci pour cet article

Génial votre article . Merci. Je trouve dommage d avoir abandonné le légal de premier mai . Même si les sound trouver inadmissible la différence sur le terrain a longeur d Année au moins on avez une date pour se défouler et sortir le matos sans rien risquée. Mais je ne suis personne dans tout se grand mouvement... les sound font au mieux et au plus proche de leur conviction

Full soutient aux autres sounds ! 😍😍😍

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ALERTE SAISIES NATIONALE du 26 AVRIL au 6 MAI

Dans le contexte de l’approche du teknival du 1er mai et étant donné que de nombreuses préfectures ont étés mise en alerte sur l’organisation cette 26ième édition du traditionnel rassemblement des sound systems, nous nous attendons à une recrudescence des arrêtés d’interdiction d’organisation de soirées et de transport de matériel sur les 10 jours à venir, n'importe ou en France, même dans le sud ou l'ouest.

Il est très probable que même de petites soirées n’ayant rien avoir avec le teknival soient prises pour cible et importunées, même si elles réunissent moins de 500 personnes et/ou se déroulent conformément au cadre légal. Nous avons déjà eu des retours de problème de ce type le week-end dernier alors que le teknival est dans 10 jours.

De même, comme nous l’avons vu en 2018, il est possible que des camions transportant du son pour des manifestations n’ayant rien à voir avec le teknival, ou même n’ayant rien à voir avec l’organisation d’une free soient ciblés. Si vous déplacez du matériel sur ces dates-là, essayez d’avoir des justificatifs de votre destination et de la raison du transport (contrat de location, flyer de soirée ou le matériel va être utilisé, même si la fête à lieu hors de France…).

Nous ne pouvons que formuler des conseils de prudence et surtout, si les forces de l’ordre rentrent en contact avec vous, de privilégier le dialogue et la concertation. Dès le premier contact, expliquez le type de fête, le public attendu, la durée etc pour que votre calage à 200 ne soit pas confondu avec un teknival. Ce qui peut vous sembler évident ne l’est pas forcément pour les gendarmes qui ont étés mis en alerte par une préfecture sans beaucoup de précision.

En cas de tensions, n’hésitez pas à nous contacter ou à joindre le Fonds de soutien juridique des sons pour des infos ou du conseil juridique.
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4 semaines

ALERTE SAISIES NATIONALE du 26 AVRIL au 6 MAI 

Dans le contexte de l’approche du teknival du 1er mai et étant donné que de nombreuses préfectures ont étés mise en alerte sur l’organisation cette 26ième édition du traditionnel rassemblement des sound systems, nous nous attendons à une recrudescence des arrêtés d’interdiction d’organisation de soirées et de transport de matériel sur les 10 jours à venir, nimporte ou en France, même dans le sud ou louest.

Il est très probable que même de petites soirées n’ayant rien avoir avec le teknival soient prises pour cible et importunées, même si elles réunissent moins de 500 personnes et/ou se déroulent conformément au cadre légal. Nous avons déjà eu des retours de problème de ce type le week-end dernier alors que le teknival est dans 10 jours.

De même, comme nous l’avons vu en 2018, il est possible que des camions transportant du son pour des manifestations n’ayant rien à voir avec le teknival, ou même n’ayant rien à voir avec l’organisation d’une free soient ciblés. Si vous déplacez du matériel sur ces dates-là, essayez d’avoir des justificatifs de votre destination et de la raison du transport (contrat de location, flyer de soirée ou le matériel va être utilisé, même si la fête à lieu hors de France…).

Nous ne pouvons que formuler des conseils de prudence et surtout, si les forces de l’ordre rentrent en contact avec vous, de privilégier le dialogue et la concertation. Dès le premier contact, expliquez le type de fête, le public attendu, la durée etc pour que votre calage à 200 ne soit pas confondu avec un teknival. Ce qui peut vous sembler évident ne l’est pas forcément pour les gendarmes qui ont étés mis en alerte par une préfecture sans beaucoup de précision.

En cas de tensions, n’hésitez pas à nous contacter ou à joindre le Fonds de soutien juridique des sons pour des infos ou du conseil juridique.

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Liberté mon cul! !! C'est un pays de facho! !! Félicitations à tous les jeunes qui résiste à travers la musique! !! LIBERTÉ. ..FREE !!! JE SOUTIENT MON FILS !! ET TOUS LES JEUNES! !! PEACE AND LOVE !!!

Vous savez quoi à se jour, vu comment on est pris pour sible et bien moi je dis qu'il faudrait revenir au bon tekos ou tout les participants se dressent pour protéger les sound. Comme à l'époque ou les TNT on failli se faire saisir et que tout les acteurs de la teuf se sont mis en travers des force de l'or de pour en finir par une free de 3jours. Et comme on peu entendre dans le reportage et l'album qui en a suivi, moi je dis: protéger vos sound et vos mur si vous voulez continuer à vous amusez alors maintenant ON NE S'ARRÊTE PLUS ET ON POUSSE LE SON AU PLUS FORT QUE LA FRANCE DES FREE NE TENDE PLUS LA JOUE MAIS JOUE DES DECICIBELE EN FORCE

Yoan Barioz c’est la qu’ils marquent national 😉 On s’excuse encore ^^

Clem Rdh Klm Melodub Momo si jamais 🤷🏼‍♂️

On a poser le week end dernier nous étions 180 200 personne les gendarmes on fait leur taf habituel a la sortie mais l'orga na pas était menacer ou emmerder par les flics mais on sent bien depuis quelque semaines que leur dispositifs sont plus agressifs et bcp plus répressif pour préparer l'été on dirait.PENSER a faire acte de solidarité avec les sound en bloquant au maximum l’accès au camion de saisie ,l'union fait la force!!Vous aimez vos teuf protégez les !!!!! RAVe oN !!!!

Rho la ça vas loin seigneur

John-alan Vincendeau Kiki Mrx Nathan Klo attention les filles

Moi jme casse en Turquie je pense ke c'est la meilleure décision de ma life quoi...

Ezian Osaer fais blk ce week

Qu'ils prennent tout ! Marre de tout ces hippie rastaquouère qui nous polluent l'atmosphère

Elvyn Lucas Nico Chemin Corentin Esbraire bon ba on va attendre un peu pour sortir le matos hein 😂

Valentin ptdr c'est quoi ça

Alice Gérard montre ça à ton mec

Il faut que tout les sons se mettent d accord pour se réunir et tout faire péter et que les gens soient solidaires comme dans les années 98 les flics ils reculaient tous ensembles

Pourquoi ils ne laissent pas les gens tranquille putains ! J'ai une vie posé, je suis sérieuse et je travaille. J'ai pourtant l'impression d'être une vermine pour la loi quand je suis en teuf, c'est abusé

Nathan Lft faite gaff sa pue cet année

Pas en Bretagne

Tuff Gong Marley ce serait con hein ? 😂

Louis Barbier MDR vous êtes bien vous

Qui va la concrete le 1er mai ?

Pauvre France !

Ils cherchent à nous rassembler sur des manifs ou quoi 😡

Eh, c’est pour quand la loi ou il faudra tendre le bras droit pour dire bonjour

Sinon, si vous avez un camion avec du son, vous foutez une voiture de potes 10km devant, qui vous préviennent s’ils croisent un barrage, bon après faut que vous suiviez le même itinéraire Google map et pas être sur une autoroute, car compliqué de faire demi-tour^^

Ça pue bien les gogues dans l'héxagone

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